29/12/2016

2017

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Laissez l'ancienne année flotter tranquillement dans le vent d'hiver et avancez confiant vers la nouvelle année. Un nouveau départ, de nouvel les rencontres vous attendent au coin de la rue. Bonne année à toutes et à tous.

 

25/12/2016

Noel

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23/12/2016

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17/12/2016

Vottem il y avait un charbonnage

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Saroléa

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15/12/2016

Ville de Herstal

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14/12/2016

Musée de la Ville de Herstal

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07/12/2016

1865

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Le jeudi 15 juin 1865 à 1h30 de relevée, l'eau envahit les galeries inférieures de la houillère de la Grande Bacnure, dite de Gérard Cloes, à Bernalmont. Vingt-neuf mineurs occupés à déhouiller la veine nommée “Cinq pieds“ périssent noyés. Dès l’annonce de la catastrophe, des scènes déchirantes ont lieu devant les grilles du charbonnage. La direction du charbonnage fait appel à la gendarmerie pour contenir la foule d’autant plus en colère qu’elle attribue la responsabilité de la catastrophe au directeur de la houillère. On rapporte que pour économiser les 3 francs par jour qu'il payait à un foreur, le directeur ne faisait plus procéder aux sondages réglementaires destinés à vérifier et maitriser la présence d’eau dans les vides laissés par d’anciens travaux. Cette catastrophe créa dans la région et au-delà beaucoup d’émotion et de solidarité avec les victimes et leurs familles. Le dimanche suivant la catastrophe, c’était la fête paroissiale à Vottem “qui fut morne et sans entrain“ et lorsqu’à la messe le curé Schevenels recommanda de prier “pour l’âme des malheureuses victimes“, beaucoup de personnes pleuraient dans l’assistance.

Suite à la catastrophe, le charbonnage ouvre un registre, où il note les noms et prénoms des victimes, la date où leurs corps sont remontés au jour, le lieu et la nature de leurs funérailles, le montant des quinzaines qu’elles recevaient du charbonnage, leur situation de famille et le montant des pensions et secours que leurs familles recevraient.

3 victimes sont domiciliées à Liège, 15 à Herstal et 11 à Vottem. Parmi les victimes on compte 15 hommes et 14 femmes. Quinze hommes âgés de 17 à 64 ans avec une moyenne d’âge de 39 ans. Quatorze femmes âgées de 15 à 28 ans, à l’exception d’une seule âgée de 42 ans, la moyenne d’âge des femmes est de 22 ans. Les corps des victimes sont retirés du fond le jour même de la catastrophe pour 12 d’entre-elles et les jours suivants pour les autres, les derniers corps sont remontés à la surface le 4 juillet soit 19 jours après la catastrophe. Le charbonnage prend à sa charge les dépenses funéraires des 29 victimes, et au moins pour 26 d’entre-elles, fait annoncer publiquement le décès et célébrer des obsèques religieuses. Les familles des 29 victimes reçoivent du charbonnage la quinzaine du 15 au 30 juin qui leur sera payée au taux gagné par chacune des victimes la quinzaine précédant la catastrophe. De même pour les 2 quinzaines de juillet. Le charbonnage a ainsi payé aux familles 3 quinzaines à 550frs, soit 1650 frs. A partir du 1ier août 1865 : 9 veuves, 12 enfants de moins de 12 ans, 2 orphelins de moins de 15 ans, 2 mamans et 1 sœur, soit les ayants droits à charge de 13 victimes reçoivent une pension de la Caisse de Prévoyance. Par la suite 2 enfants sont ajoutés à cette liste initiale. Le titre d’octroi de ces pensions décidées après examen de la situation de famille des 29 victimes par les instances de la Caisse de Prévoyance de la Province de Liège est signé de “Braconnier“ et de “D’Andrimont“ tous deux dirigeants et actionnaires de charbonnages, notamment des Sociétés Grande et Petite Bacnure pour le premier et du Hasard pour le second. Pour chacune de ces familles, la pension de la Caisse de Prévoyance est complétée par un supplément d’un fonds dénommé “de la Charité publique“. Les familles des 16 autres victimes “n’entrant pas dans les conditions pour l’obtention d’une pension de la Caisse de Prévoyance“ sont secourues exclusivement par le fonds de la Charité publique. Les secours dits “de la Charité publique“ consistent en la distribution des 80.209,94 frs qui avaient été récoltés les semaines suivant la catastrophe et déposés à la banque Nagelmakers et fils à Liège. Ce montant est le résultat tant des listes de souscriptions ouvertes dans les journaux liégeois en faveur des familles des victimes que des recettes des concerts et représentations organisées par de nombreuses sociétés dont la Musique de la Garde civique. Parmi les donateurs, le roi Léopold I envoya une somme de 1000 frs et le fils ainé du Roi, le duc de Brabant, 2.000 frs. Quant à la souscription ouverte par le Conseil communal de Vottem elle rapporta 200 frs. Le fonds déposé à la banque était porteur d’un intérêt annuel de 3,5 %.

Le montant initial des pensions de la Caisse de Prévoyance accordées aux ayants-droits est de 5 ou 6 frs par quinzaine pour les adultes, de 2 frs pour les enfants et de 4 frs pour les orphelins. Les montants perçus par les bénéficiaires sont, dès 1866, de 6, 7, 2,25 et 4,35 frs. Le nombre de bénéficiaires d’une pension de la Caisse de Prévoyance a progressivement diminué au fil des années d’abord lorsque les enfants atteignent l’âge de 12 ans ou de 15 ans pour les orphelins ou suite au décès ou à la perte de droits pour les veuves et autres bénéficiaires. La Caisse de Prévoyance a ainsi payé des pensions aux ayants droits des victimes jusqu’au 6 octobre 1918, date du décès du dernier bénéficiaire.

Le fonds dit “de la Charité publique“, repris sous l’appellation “Caisse de bienfaisance“ à partir de 1886, a pourvu aux besoins de quasi toutes les familles des 29 victimes sous forme de payements par quinzaine. Ce fonds est géré sous la surveillance du trésorier de la Caisse de Prévoyance. Des 80.209,94 frs récoltés en 1865, il restait encore 26.846,60 frs à distribuer en 1878 et 5.444,35 frs en 1897. A noter l’importance de ce fonds dans la somme totale des 119.409,20 frs distribués en secours et pensions. Avant la catastrophe, chaque quinzaine, l’ensemble des 29 victimes gagnait 550 frs, après la catastrophe le total des secours et pensions distribués aux familles des 29 victimes est, d’août à décembre 1865, de 525 frs, par quinzaine, constitués de 110,50 frs des pensions de la Caisse de Prévoyance plus 414,50 frs de secours provenant du fonds de la Charité Publique. Le montant des secours accordé à chaque victime n’étant pas un montant fixe est revu à plusieurs reprises, soit diminué soit quelques fois augmenté. Ainsi les deux révisions des montants en 1869 et en 1882 ont eu comme conséquence que les secours de certains bénéficiaires ont été diminués de la moitié, voire de trois quarts, tandis que d’autres bénéficiaires se voyaient attribué un supplément suite à une aggravation de leur dépendance en raison de leur âge ou de leur infirmité. Quant au montant total des secours distribués par quinzaine il diminua d’année en année en proportion de la diminution du nombre des bénéficiaires dont le dernier décéda en 1918, soit 53 ans après la catastrophe du 15 juin 1865.

 

Les 29 victimes :

 

   Hubertine DISTER, née le 29 avril 1850, avait 15 ans lors de son décès. Son corps est retiré du fond le jour même de la catastrophe le 15 juin 1865 et ses obsèques sont célébrées par le curé de Vottem. Hubertine Dister était célibataire et habitait rue Lombard à Vottem avec ses parents et ses 5 frères et sœurs. Son père Jean Dister avait 49 ans et sa mère Marguerite Jacquemin 46 ans. Ses frères et sœurs : Gérard âgé de 18 ans, en attente d’être milicien de la classe de 1866 ; Jeanne 17 ans ; Marie 13 ans ; Libert 10 ans et Léonard 7 ans. Hubertine Dister avait un salaire de 15 frs par quinzaine et sa famille n’avait pas d’autres revenus que celui “du travail de leurs mains“ dit le rapport de 1865. Ses parents reçurent du fonds de la Charité publique un secours de 15 frs par quinzaine ramené à 6 frs en 1869 puis à 4 frs. Secours qui fut payés jusqu’au décès du dernier des deux parents, son père en 1900.

 

   Jeanne Josèphe HENDRICE, née le 29 juin 1849, allait avoir 16 ans lors de la catastrophe. Son corps est retiré de la fosse le 15 juin et ses obsèques célébrées en l’église de Vottem. Célibataire, fille naturelle de Jeanne Hendricé, elle vivait avec sa mère rue du Thiers à Vottem. Sa mère, qui avait un second enfant naturel âgé de 5 ans, n’avait pas de travail et vivait du salaire de sa fille qui lui apportait 15 frs par quinzaine. Sa mère reçut au titre de secours de la Charité publique 15 frs par quinzaine, diminué 8 frs en 1869, puis à 4 frs à partir de 1882, avant son décès en octobre 1893.

 

   Elisabeth DEMARTEAU, née en 1848, a 17 ans lorsqu’elle décède, noyée au fond de la mine. Son corps est remonté au jour le 15 juin. Sa mort est publiquement annoncée et des obsèques chantées sont célébrées en l’Eglise Notre-Dame à la Licour Herstal. Célibataire, elle vivait ainsi que ses 7 frères et sœurs chez ses parents. Son père Herman Demarteau, né en 1820, est houilleur et sa mère Françoise Joly, née en 1820, ménagère. Ses sœurs Marguerite âgée de 25 ans et Marie 21 ans travaillent toute deux à la houillère. Son frère Théodore 19 ans est armurier. Sa sœur Marie-Louise 15 ans est sans occupation car “maladive“. Ses frères Herman, Henri et Jean sont âgés de 12, 9 et 6 ans. De la houillère, Elisabeth rapportait à ses parents 15 frs par quinzaine. La famille Demarteau-Joly ne possédait rien et donnait un loyer de 105 frs par an pour la maison qu’elle occupait au 68 B au Tige à Herstal. Ses parents n’étant pas à charge de leur fille ne reçurent aucune pension de la Caisse de Prévoyance. Ils reçurent au titre de secours accordé par la Charité publique 15 frs par quinzaine, qui furent progressivement diminués pour n’être plus que 4 frs par quinzaine en 1900 lors du décès de son père.

 

   Marie Catherine DUPONT, née en 1844 était âgée de 21 ans. Son corps est retiré du fond le 15 juin et ses funérailles célébrées en la nouvelle église de La Préalle inaugurée en 1861. Dans la liste des dépenses liées au décès et aux funérailles prises en charge par le charbonnage il est noté 5,70 frs de genièvre. Célibataire, Marie Catherine Dupont habitait avec ses parents et son frère Gaspard, âgé de 29 ans, qui est comme elle, houilleur. Son père Dieudonné Dupont un ancien houilleur né en 1800 et sa mère Marie-Jeanne Colette née en 1802, ménagère, possédaient la maison qu’ils occupaient au n°57 en Haute Préalle à Herstal et qui était grevée d’une rente annuelle de 13 frs. Marie Catherine Dupont avait à la houillère un salaire de 20 frs par quinzaine qu’elle remettait à ses parents dont elle était le soutien. Ses parents reçurent du fonds de la Charité publique un secours de 15 frs par quinzaine, diminué à 10 puis à 8 frs qui furent payés jusqu’au décès en 1880 de la maman de Marie Catherine devenue veuve de Dieudonné Dupont.

 

… Gilles HANS est âgé de 23 ans et célibataire. Son corps est retiré du fond le 15 juin et pour ses obsèques célébrées à Vottem le curé reçut du charbonnage 27,33 frs. Gilles Hans, dont le père Jean Hans était décédé, vivait ruelle Ghaye à Vottem avec sa mère la veuve Hans, née Marie Taskin. Il avait une sœur : Jeanne Hans qui était mariée à Lambert Lakaye. Sa maman, Marie Taskin, âgée de 64 ans et atteinte de cécité, vivait alors exclusivement du salaire de son fils qui à la houillère recevait 25 frs par quinzaine. Elle reçut de la Caisse de Prévoyance une pension de 6 frs par quinzaine. Pension majorée des secours du fonds de la Charité publique pour atteindre 20 frs par quinzaine jusqu’en 1869. Ensuite ce montant fut réduit et à son décès en janvier 1892 elle recevait sa pension de la Caisse de Prévoyance sans la majoration des secours.

 

   Marie Josèphe DEBRAZ est née le 1 novembre 1841, elle a 24 ans. Son corps est retiré du fond le 15 juin et ses obsèques célébrées en l’église de La Préalle. Célibataire, elle vivait chez ses parents avec ses 6 frères et sœurs. Sa famille est une famille de houilleurs. Son père François Debraz, né en 1814, est houilleur et sa mère Marie Nottet, née également en 1814, est ménagère. La famille comptait 7 enfants : Marie Josèphe était l’ainée, les 3 suivants sont, comme elle, houilleurs ; Marie-Catherine qui a 21 ans ; Marie-Louise, 19 ans, travaille à Belle-Vue ; et Théodore, 16 ans, à Gérard Cloes. Les 3 plus jeunes sont écoliers : Servais 13 ans ; Marie-Agnès 12 ans ; et Anne-Marie 9 ans. Marie Josèphe Debraz avait un salaire de 15 frs par quinzaine. La famille Debraz-Nottet ne possédait rien et tenait en location au prix de 50 frs l’an la maison qu’elle occupait au n°40 en Haute Préalle à Herstal. Ses parents reçurent du charbonnage, comme les autres familles, la rémunération prévue pour la seconde quinzaine de juin 1865, ainsi que pour les 2 quinzaines de juillet. Après le 1 août 1865, ils reçurent du fonds de la Charité publique 15 frs par quinzaine jusqu’en 1868, puis 8frs jusqu’en 1882 et ensuite 4 frs jusqu’au décès de François Debraz en 1886, son épouse étant décédée précédemment.

 

   Nicolas GILLES, né le 6 février 1829, domicilié à Vottem, marié et père de 3 enfants. Son corps est remonté à la surface le 15 juin et enterré le 17 après des obsèques célébrées en l’église de Vottem. Il était le fils de Henri Joseph Gilles et de Marie-Jeanne Wichot, tous deux décédés. Sa veuve née Marie-Jeanne Francson est âgée de 33 ans et ses enfants Charles-Joseph, Marie-Anne et Lambert-Joseph de 9, 4 et 2 ans. Au charbonnage le salaire de Nicolas Gilles était de 35 frs par quinzaine. Sa veuve reçut de la Caisse de Prévoyance à son nom une pension de 5 frs par quinzaine, et aux noms de chacun de ses enfants une pension de 2 frs. Pension augmentée des secours de la Charité publique de façon à atteindre 35 frs par quinzaine. Ce montant fut progressivement diminué et n’était plus que de 12 frs lorsqu’en décembre 1886 la veuve perdit ses droits à la pension et aux secours en se remariant.

 

…Nicolas Joseph GUERIN est né le 13/09/1824 et était domicilié au n° 3 rue Petites Roches à Liège. Son corps est retiré de la mine le 15 juin et ses obsèques célébrées en l’Eglise Sainte Foi à Liège le 19 juin. Nicolas Joseph Guerin Marié à Jeanne Christophe, ménagère, âgée de 47 ans. Le ménage Guerin-Christophe comptait 7 enfants et 1 petit enfant. Les 3 ainées travaillent à la fabrique : Marie-Anne âgée de 21 ans, mère d’un enfant naturel né le 8 juin 1865 et dénommé Melchior ; Dieudonnée âgée de 15 ans et Marie Alexandrine de 14 ans. Les 4 plus jeunes sont : Marie Joséphine 11 ans ; Nicolas 9 ans ; Barthélémy 6 ans et Elisabeth 2 ans. La veuve Guérin née Jeanne Christophe, enceinte lors de la mort de son mari, donna naissance à un 8ième enfant : Jean Joseph né le 30 janvier 1866. La Caisse de Prévoyance octroya à la veuve Guérin une pension de 5 frs par quinzaine et pour chacun de ses 4 puis 5 jeunes enfants une pension de 2 frs à valoir jusqu’à l’âge de 12 ans. Elle reçut en complément les secours accordés par la “Charité publique“ de façon à atteindre les 35 frs que gagnait son mari à la houillère. Un an après, le 7 août 1866 la veuve Guerin décède laissant ses enfants orphelins. Les 6 plus jeunes, âgés de moins de 15 ans, reçoivent alors une pension de 4 frs de la Caisse de Prévoyance et sont placés : Marie-Alexandrine et Marie Joséphine chacune dans une famille à Herstal et à Awans ; Nicolas-Gilles et Barthélémy sont placés “aux Orphelins“ ; Elisabeth et Jean-Joseph chez un oncle, Jean Jacques Riga, tailleur de limes, au Thiers à Liège.

 

…Lambert WICH, né le 26 avril 1817 était marié et domicilié au 130 en Bouxthay à Herstal. Son corps est retiré du fond le 15 juin et ses obsèques célébrées par le Curé de La Préalle. Le salaire reçu par Lambert Wich au charbonnage était de 2,30 frs par jour. Sa veuve, née Jeanne Collinet, ménagère âgée de 63 ans reçut jusqu’à son décès survenu en 1879 une pension de 6,50 frs par quinzaine de la Caisse de Prévoyance, complétée de 13,50 frs de secours de la Charité publique. En 1869 ces 13,50 frs furent réduits à 9 frs.

 

   Jean FRANCO, né le 30 janvier 1817 à Urmond dans le Limbourg néerlandais était de nationalité hollandaise. Son corps est retiré du fond le 15 juin. Sa mort est publiquement annoncée et ses obsèques célébrées en l’Eglise Notre-Dame à Herstal. Les dépenses liées au décès et aux funérailles, y compris 5 frs au crieur public pour annoncer le décès, 6,50frs au chantre et au sacristain et 9 frs pour le corbillard ont été prises en charge par le charbonnage. Jean Franco était le fils d’Antoine Franco et d’Anne Bouts, tous deux décédés. Sa veuve, née Marguerite Jacquemart, ménagère, âgée de 61 ans en 1865, était estropiée. Lors de son mariage avec Jean Franco, elle était veuve et avait de son premier mari un enfant Charles Louis Castodot né en 1840 et forgeron de profession. Jean Franco et son épouse Marguerite Jacquemart avaient une fille Elisabeth Franco née en 1845 et également décédée dans la catastrophe. La famille Franco-Jacquemart ne possédait rien et louait la petite maison qu’elle occupait au 58 au Tige à Herstal. Le salaire de Jean Franco était de 20 frs par quinzaine. A partir du 1 août 1865, la veuve Franco reçut par quinzaine 20 frs constitués de 6,50 frs d’une pension octroyée par la Caisse de Prévoyance et de 13,50 frs des secours accordés par “la Charité publique“.

 

   Henri COLLETTE, né en 1804, marié et père de famille était domicilié à Herstal au 90 en Basse Préalle. Son corps est retiré du fond le 15 juin et pour ses obsèques célébrées à La Préalle, le Curé de la paroisse reçu 30,90 frs. La veuve de Henri Colette, née Marie-Josèphe Olivier, âgée de 47ans, était ménagère. Le ménage avait 2 enfants. L’ainé Henri Colette, armurier de profession, né en 1840 d’un premier mariage de son père, sa maman Marie Cabolet étant décédée. Le second enfant Gaspard est né en 1852. La veuve Colette reçut une pension de la Caisse de Prévoyance de 5 frs par quinzaine, le second fils bien que toujours écolier ne reçut pas de pension car il était âgé de plus de 12 ans, donc en âge de travailler, lors de l’accident de son père. La pension accordée à la veuve fut complétée par les secours du fonds de la Charité publique de façon à atteindre le montant de 20 frs que Henri Collette recevait par quinzaine à la houillère. Toutefois, la veuve Colette perdit son droit à la pension de la Caisse de Prévoyance et aux secours du fonds lorsqu’en décembre 1873 elle “convola en secondes noces“, dit le rapport.

 

…Marie RADOUX est âgée de 28 ans. Son corps est remonté à la surface le 15 juin et ses obsèques célébrées à Vottem. Célibataire, elle était la fille naturelle d’Anne Radoux, âgée de 69 ans. Marie Radoux vivait rue Vert Vinâve à Vottem avec sa mère et ses 2 frères Martin âgé de 38 ans et Jean-Noël âgé de 34 ans, tous deux aussi fils naturels. Il est dit à Vottem que “malgré 3 naissances illégitimes“ Anne Radoux était une femme très effacée, bien éduquée et que si les Radoux avaient la réputation de boire beaucoup, “ils le faisaient chez eux en famille calmement et sans bruit“. Anne Radoux n’était pas propriétaire du logement qu’elle occupait à Vottem et le salaire de sa fille Marie à la houillère était de 15 frs par quinzaine. Sa maman qui vécut jusqu’en 1871 reçut du fonds de la Charité publique par quinzaine 10 frs jusqu’en 1868 puis ensuite 8 frs.

 

   Pierre GILLON, dit Pierre GILLES, est âgé de 21 ans lors de la catastrophe. Son corps est remonté du fond le 16 juin au lendemain du coup d’eau et ses obsèques sont célébrées par le Curé de Vottem. Célibataire, il habitait rue Roulette à Vottem, chez ses parents Pierre-Joseph Gilles âgé de 57 ans et Marie-Josèphe Thomas âgée de 53 ans ainsi que son frère Lambert âgé de 23 ans et sa sœur Elisabeth âgée de 11 ans. Le salaire de Pierre Gilles au charbonnage était de 15 frs par quinzaine. Ses parents après avoir reçu 3 quinzaines consécutives payées par le Charbonnage furent secourus par le fonds dit “de la Charité publique“. Ils reçurent à partir du 1 août 1865 : 15 frs par quinzaine. Toutefois en 1897 au décès de la maman, la veuve Gilles, ce montant était réduit à 4 frs par quinzaine.

 

   Catherine JOLY, née en 1842 avait 23 ans. Son corps est retiré du fond le 16 juin. Ses obsèques sont célébrées en l’Eglise Notre-Dame à Herstal. Célibataire, elle vivait comme sa sœur chez ses parents Henri Joly né en 1824 houilleur et Marie Maka née en 1818. Sa mère étant atteinte d’une maladie incurable, c’est Thérèse sa jeune sœur, âgée de 14 ans, qui fait le ménage de la famille. Le salaire de Catherine Joly à la houillère était de 15 frs par quinzaine. Sa famille ne possède rien et donne un loyer de 62,50 frs l’an pour la maison qu’elle occupe au n°26 en Rhees à Herstal. Les dépenses liées au décès et aux funérailles ont été prises en charge par le charbonnage, y compris 1,80 frs pour des bougies. Sa famille reçut du fonds de la Charité publique un secours de 15 frs par quinzaine, réduit à 3,50 frs à partir de 1882. Secours payé jusqu’au décès de Henri Joly en 1888.

 

   Pierre Joseph DEVILLERS, né le 27 mars 1830, marié et père de 4 jeunes enfants était domicilié au 19, rue de Morinval à Liège. Son corps est retiré du fond le 16 juin et ses obsèques célébrées en l’église Sainte Foi à Liège. Sa veuve née Marie-Josèphe Beckers est âgée de 34 ans, et leurs enfants Pierre 10 ans, Henri 7 ans, Gérard 3 ans et Guillaume 1 an. Pierre Joseph Devillers avait un salaire de 35 frs par quinzaine. Sa veuve reçut de la Caisse de Prévoyance une pension de 5 frs par quinzaine et ses 4 enfants chacun 2 frs. La pension de la veuve fut complétée par les secours de la Charité publique de façon à atteindre 35 frs par quinzaine. Toutefois dès 1869 le supplément accordé par la Charité publique diminua progressivement au fil des années et fut même supprimé début 1900, pour être rétabli peu après en raison de son âge et de sa situation, elle habite alors seule, rue Brahy à Liège, et n’a que sa pension pour toute ressource. A noter que de janvier 1901 à 1918, elle est la dernière et seule survivante à encore être indemnisée de la Caisse de Prévoyance et du Fonds de la Charité publique. A son décès le 26 octobre 1918 à l’âge de 88 ans elle recevait 16 frs par quinzaine.

 

   Marie ROBERT née en 1923 est âgée de 42 ans lors de la catastrophe. Son corps est remonté du fond le 16 juin. Célibataire, elle vivait avec ses frères et sœurs qu’elle avait quittés pour vivre en concubinage avec le nommé Jacqmart au n°6 en Faurieux à Herstal. En dehors de 15 frs pour le cercueil et de 4 frs pour la déclaration du décès à la commune, aucune autre dépense liée au décès de Marie Robert n’est mentionnée dans le registre tenu par le charbonnage. De même en dehors du payement par le charbonnage des 3 quinzaines suivant la catastrophe, il n’est fait pas fait état de pension ou de secours accordés à sa famille.

 

   Michel FRERE, âgé de 53 ans, marié et père de famille, habitait au 11, rue Bernalmont à Liège. Son corps est remonté au jour le 15 juin et ses obsèques célébrées en l’Eglise Sainte Foi à Liège le 17 juin. Les frais des funérailles dont 16 frs au Curé de Ste Foi sont pris en charge par le charbonnage. Sa veuve née Marie Godin, ménagère est âgée de 52 ans. Le ménage Frère-Godin a un fils Dieudonné-Julien né en 1843 et ouvrier armurier de profession. Vivait également avec eux un enfant orphelin Théodore Budin, un écolier âgé de 13 ans, dont le père avait péri vers 1860 à la houillère de Gérard Cloes. Au charbonnage Michel Frère gagnait par jour de travail 2,30 frs et par quinzaine 25 Fr. Sa veuve, qui les dernières années de sa vie habitait seule rue de Bernalmont, reçut, jusqu’à son décès en 1900, une pension de 5 frs par quinzaine augmentée des secours du fonds de la Charité publique.

 

…Marie-Josèphe TASKIN est décédée à l’âge de 16 ou de 14 ans, le registre du charbonnage donnant comme date de naissance le 24 septembre 1848, tandis que celui de la commune de Vottem donne le 12 septembre 1850. Son corps est retiré du fond le 19 juin, 4 jours après le coup d’eau et ses obsèques sont célébrées à Vottem. Célibataire, elle était domiciliée au Croupet à Vottem chez ses parents Lambert Joseph Taskin âgé 62 ans et Marie Catherine Nottet âgée de 49 ans. Elle avait 8 frères et sœurs dont 3 étaient encore au domicile de leur parents en 1865 : Marie-Catherine âgée de 25 ans, Gilles Joseph 12 ans et Gertrude 10 ans. A la houillère son salaire était de 15 frs par quinzaine. Sa famille n’était pas propriétaire de leur maison et vivait du travail de leurs mains. Les 15 frs par quinzaine que ses parents reçurent du fonds de la Charité publique jusqu’en 1868, furent ensuite progressivement réduits et étaient de 5 frs en 1900 au décès du dernier de ses parents.

 

   Jeannette DUPONT, est née en 1842, elle avait 22 ans lorsque son corps est retiré du fond le 19 juin 1865. Ses obsèques sont célébrées en l’Eglise de La Préalle. Célibataire, elle habitait chez ses parents Jean François Dupont, houilleur, et Marie-Elise Collinet, ménagère. Elle était la seconde des 4 enfants de la famille, dont Toussaint né en 1840 armurier de profession, Marie-Jeanne née en 1846 et Jean né en 1949. La famille possède quatre petites maisons dont celle qu’elle occupe au n° 101 B en Haute Préalle à Herstal. Les trois autres maisons étaient données en location au prix global de 200 frs par an. La famille possédait en plus cinq verges de terre grevées d’une rente de 15 frs. Le salaire de Jeannette Dupont était de 15 frs par quinzaine. Après la catastrophe, ses parents reçurent du charbonnage le payement de 3 quinzaines à 15 frs et ensuite du fonds de la Charité publique un secours de 10 frs par quinzaine. Secours réduit à 8 frs en 1869 et à 4 frs dès 1882.

 

   Guillaume PLUMIER a 24 ans lorsqu’il périt dans la mine après, a-t-on dit, avoir donné le coup de pic fatal qui déclencha l’inondation. Son corps est retiré du fond le 19 juin et ses obsèques sont célébrées en l’église de Vottem. Célibataire, il vivait ruelle Bizette à Vottem avec ses parents et ses 4 frères et sa sœur. Ses parents : Servais Dieudonné Plumier et Jeanne Sulon étaient âgés de 59 et 60 ans, ses frères : Jean de 22 ans, Servais 21 ans, Joseph 18 ans, Hubert 16 ans et sa sœur Anne-Marie de 12 ans. Sa famille ne possédait aucun bien et à la houillère, Guillaume Plumier avait un salaire de 20 frs par quinzaine. Ses parents reçurent de 1865 à 1884 du fonds de la Charité publique par quinzaine 15, puis 8 et 6 frs. En juin 1884 décédait la mère de Guillaume Plumier.

 

   Lambert GILLES, né en 1823, était marié et père de famille. Son corps est remonté à la surface le 19 juin à 4 hrs du matin et enterré le 20 juin 1865 après des obsèques célébrées en l’église de La Préalle. Ses parents Lambert Gilles et Dieudonnée Namotte étaient tous deux décédés. Marié à Anne Collette, ménagère, née en 1818, ils avaient 3 enfants de plus de 12 ans : Dieudonnée née en 1850, Michel en 1851 et Lambert en 1853. Le ménage Gilles-Collette était propriétaire de 2 petites maisons : celle qu’ils occupaient au 33 B en Haute Préalle à Herstal et une seconde qui était donnée en location 50 frs par an. De plus son épouse cultivait 12 verges de terre dont elle était propriétaire. A la houillère, Lambert Gilles avait un salaire 2,65 frs par jour de travail et par quinzaine 35 Fr. Sa veuve reçut de la Caisse de Prévoyance une pension de 5 frs par quinzaine complétée par les secours de la Charité publique de façon à atteindre 35 frs par quinzaine, montant progressivement diminué par la suite pour être de 9 frs lorsque la veuve de Lambert Gilles décéda en 1891.

 

   Jean Nicolas HENSENNE, né en 1801, est âgé de 64 ans lors du coup d’eau. Son corps est retiré de la mine le 19 juin et ses obsèques célébrées en l’Eglise Notre-Dame à Herstal. Jean Nicolas Hensenne était célibataire et vivait au n° 52 au Tige à Herstal avec sa sœur Marie-Anne née en 1804 ménagère et estropiée d’un bras. La maison que sa sœur possédait au 52 au Tige à Herstal était grevée d’une rente annuelle de 15 frs. Le salaire de Jean Nicolas Hensenne était de 15 frs par quinzaine. Les dépenses liées au décès et aux funérailles sont prises en charge par le charbonnage : 15 frs pour le cercueil, 4 frs pour la déclaration du décès à l’hôtel de ville, 5 frs pour avoir annoncé la mort, 6,50 frs pour le chantre, le sacristain et les porteurs, 16,75 frs pour les frais d’inhumation. Dès le 1 août 1865, sa sœur qui était à sa charge, reçut 15 frs par quinzaine constitué de 5,41 Frs de pension de la Caisse de Prévoyance plus 9,59 frs du fonds de la Charité publique. Elle décéda en novembre 1872.

 

   Servais COLETTE, âgé de 28 ans, et son épouse Jeanne DEMARTEAU, âgée de 26 ans, sont tous deux décédés dans l’accident. Leurs corps que les sauveteurs retrouvèrent serrés dans les bras l'un de l'autre au fond de la mine, sont remontés à la surface le 28 juin à midi. Leurs obsèques religieuses sont célébrées à Vottem. Le ménage Collette-Demarteau était domicilié au n°30 en Bouxthay à Vottem. Ils avaient 2 enfants “légitimes“ précise le rapport : Gérard né en 1862 et Marguerite en 1864. La maman de Jeanne Demarteau, la veuve Marguerite Demarteau, née Cloes, âgée de 67 ans, vivait avec le ménage de sa fille. Elle devint l’unique soutien de ses 2 petits-enfants devenus orphelins et reçut de la Caisse de Prévoyance une pension de 6 frs par quinzaine. Chacun des 2 enfants reçut en tant qu’orphelins une pension de 4 frs jusqu’à 15 ans. Ces pensions furent complétées par les dons de la Charité publique de façon à atteindre les 30 frs de rémunération reçue du charbonnage par quinzaine par les 2 époux. Montant que reçut la grand-mère des enfants Colette jusqu’à son décès survenu début des années 1880.

 

   Lambert HUMBLET, né le 29 avril 1848 est âgé de 17 ans lors de son décès. Son corps est ramené à la surface le 4 juillet à midi, soit 19 jours après le coup d’eau et ses funérailles sont célébrées à La Préalle. Célibataire il était l’enfant d’un premier ménage de son père Lambert Humblet né en 1823 et houilleur de profession avec Catherine Bustin. Il vivait au 33B en Haute Préalle à Herstal dans le second ménage de son père remarié avec Gertrude Liban, ménagère née en 1832. Le ménage Humblet-Liban avait 3 enfants : Marie-Josèphe née en 1853, Gilles-Joseph né en 1862 et Jean-Gilles né en 1863. Le salaire de Lambert Humblet au charbonnage était de 15 frs par quinzaine. Sa famille ne possédait rien et avait en location au prix de 75 frs l’an la maison qu’elle occupait. Après les 3 quinzaines payées par le charbonnage, sa famille reçut du fonds de la Charité publique un secours de 15 frs par quinzaine qui était réduit à 4 frs lorsque la veuve Humblet décéda en novembre 1892.

 

   Elisabeth FRANCO, née le 12 février 1845, était âgée de 20 ans. Son corps est remonté au jour le 4 juillet à midi. Ses obsèques sont célébrées en l’Eglise Notre-Dame à Herstal conjointement avec une autre jeune victime Marie LABAYE dont le corps avait également été remonté le 4 juillet.   Elisabeth était la fille de Jean Franco, également décédé dans la catastrophe, et de Marguerite Jacquemart, et elle était domiciliée chez ses parents au 58 au Tige à Herstal. Elle avait un salaire de 1,55 frs par journée de travail. Sa maman, la veuve de Jean Franco reçut du charbonnage 15 frs pour chacune des 3 quinzaines suivant la catastrophe. Par la suite elle reçut pension et secours mais seulement au titre de veuve de Jean Franco.

 

   Marie LABAYE est née en 1844, elle a 21 ans en 1865. Son corps est remonté au jour le 4 juillet à midi et ses obsèques célébrées en l’Eglise Notre-Dame à Herstal. Célibataire, elle vivait avec sa mère, la veuve Labaye née Marguerite Depirreux âgée de 66 ans, et sa sœur ainée Marie Catherine Labaye âgée de 29 ans et journalière de profession, son père Nicolas Labaye étant décédé. Sa mère ne possède que la petite maison qu’elle occupe au n°64 au Tige à Herstal. A la houillère le salaire de Marie Labaye était de 15 frs par quinzaine. Sa mère recevra jusqu’à son décès survenu en mai 1971 de la Caisse de Prévoyance une pension de 6,50 frs par quinzaine augmentée de 8,50 frs du fonds de la Charité publique.

 

… Marie Catherine PAILLOT, née en 1843, a 22 ans lors de la catastrophe. Son corps est retiré de la mine le 4 juillet à midi et ses obsèques sont célébrées à La Préalle. Célibataire, Catherine Paillot vivait avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. Son père Mathieu Paillot, né en 1805, est houilleur et sa mère Marie-Françoise Monard, née en 1805, est ménagère. Sa sœur Elisabeth née en 1845, “maladive“, travaille en surface à la paire de Gérard Cloes, son frère Arnold Joseph, né en 1849, est houilleur, ses 2 sœurs plus jeunes Marie-Agnès et Jeanne sont nées en 1852 et 1855. Marie Catherine Paillot avait un salaire de 15 frs par quinzaine. Sa famille ne possédait rien et tenait en location pour 65 frs l’an la maison qu’elle occupait au 65 B en Haute Préalle à Herstal. Du fonds de la Charité publique ses parents reçurent 15 frs par quinzaine au moins jusqu’en 1869, par la suite les secours sont réduits, ils étaient de 4 frs au décès survenu le 26 juin 1885 de sa maman devenue veuve.

 

   Jean Joseph COLLINET dit Cherron, marié et père de famille, né le 20/08/1814, il était âgé de 50 ans lors de son décès. Son corps est retiré du fond le 4 juillet à midi. Bien que domicilié rue Lombard à Vottem, ses funérailles sont célébrées à La Préalle. Sa veuve née Marguerite Dupont est âgée de 47 ans. Le ménage Collinet-Dupont a eu 9 enfants dont 4 demeuraient encore avec leurs parents lors de la catastrophe : Arnold âgé de 20 ans houilleur de profession, Jeanne âgée de 14 ans ouvrière à la fabrique linière, Gérard Gilles né en 1854 et François né en 1858. La belle-mère de Jean Joseph Collinet, née Jeanne Godin faisait également partie du ménage. Le ménage Collinet-Dupont n’était pas propriétaire de leur logement et vivait, dit le rapport de 1865, “du travail de leurs mains“. A la houillère, Jean Joseph Collinet avait un salaire de 35 frs par quinzaine. Sa veuve reçut de la Caisse de Prévoyance une pension de 5 frs par quinzaine et pour chacun de ses 2 plus jeunes enfants une pension de 2 frs jusqu’à l’âge de leurs 12 ans. Sa pension fut complétée des secours de la Charité publique de façon à atteindre, dans un premier temps, 35 frs par quinzaine, ramenés à 25 frs en 1869, puis à 15 frs en 1882 et à 12 frs de 1885 à l’année de son décès en 1890.

 

Sources :

- Dehousse Georges, Histoire de Vottem, ed. auteur, p.244, 245.

- Cladic Blegny-Mine, Archives Grande Bacnure, WF-GB-53, Registre 40 x26, Coup d’eau du 15/06/1865, 1865-1918.

- Cladic Blegny-Mine, Archives Grande Bacnure, WF-GB-52, Registre 35 x 22, Registre des pensionnés 1870-1897.

 

 

Walthère Franssen

 

06/12/2016

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Sainte Barbe

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Chapelle Orémus

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Saint Eloi

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J'ai travaillé 30 ans à la forge de présision de la FN de Herstal